Les refuges subtils ou d´autres cellules (2005-2009)

En el trabajo desarrollado durante mi estancia en Le Mas d’Azil, fruto de la residencia artística Caza d´Oro en 2005, confluyen diferentes temáticas, articuladas en cuatro series que se entrelazan conceptualmente a partir de la exploración del espacio y de la historia del lugar. El título se refiere a todas esas pasarelas, celdas ocultas, refugios y espacios para el recuerdo o la evasión, pasillos de la memoria que establecen relaciones sutiles entre las personas.
Los dibujos de pequeño formato, realizados con siluetas de llaves, recrean planos imaginarios, fortalezas, murallas, itinerarios ficticios que constituyen un primer contacto con el territorio, una de las muchas posibilidades de recorrido y reconocimiento del espacio. La presencia física y simbólica de la llave es metáfora de la vida, cuando una elección determinada marca el destino tanto como puede dejar otros caminos posibles en el plano imaginario. 

Dans le travail développé lors de mon séjour au Mas d’Azil, à la suite de la résidence artistique Caza d’Oro en 2005, différents thèmes convergent, articulés en quatre séries qui s’entrecroisent conceptuellement à partir de l’exploration de l’espace et de l’histoire du lieu. Le titre fait référence à toutes ces passerelles, ces cellules cachées, ces abris et ces espaces de mémoire ou d’évasion, ces corridors de mémoire qui établissent des relations subtiles entre les gens.
Les dessins de petit format, réalisés avec des silhouettes de clés, recréent des plans imaginaires, des forteresses, des murs, des itinéraires fictifs qui constituent un premier contact avec le territoire, une des nombreuses possibilités de parcours et de reconnaissance de l’espace. La présence physique et symbolique de la clé est une métaphore de la vie, lorsqu’un certain choix marque la destination autant qu’il peut laisser d’autres chemins possibles sur le plan imaginaire.

LLAVES-PLANO

CLÉS-CARTES 

Serie Llaves, 2005 15×15 Impresión digital sobre dibond

Serie Llaves, 2005 15×15 Impresión digital sobre dibond

Impresión digital sobre dibond

Serie Llaves, 2005 15×15 Impresión digital sobre dibond

Serie Llaves, 2005 15×15 Impresión digital sobre dibond

Serie Llaves, 2005 15×15 Impresión digital sobre dibond

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

POSTALES. LE MAS D´AZIL INHABITUEL

Este primer contacto con el territorio deriva en la siguiente serie titulada Postales. Le Mas d´Azil inhabituel, que plantea la deconstrucción del territorio idealizado.  En el descubrimiento y reinvención del lugar, se plantea un juego entre lo real y lo imaginario, la subjetividad de la mirada pone de manifiesto la creación de lianas arquitectónicas y humanas, donde lo banal y cotidiano deviene extraordinario. La serie consta de 6 prototipos de mayor tamaño realizados sobre aluminio como piezas únicas y una serie limitada de 13 postales en papel que fueron expuestas en un soporte tradicional de postales e integradas en la tienda del pueblo junto con las postales de venta habitual.

Ce premier contact avec le territoire donne lieu à la série suivante intitulée «Cartes postales». Le Mas d’Azil inhabituel, qui propose la déconstruction du territoire idéalisé. Dans la découverte et la réinvention du lieu, un jeu entre le réel et l’imaginaire est proposé, la subjectivité du regard révèle la création de vignes architecturales et humaines, où le banal et le quotidien devient extraordinaire. La série se compose de 6 prototypes de plus grande taille en aluminium, en tant que pièces uniques, et d’une série limitée de 13 cartes postales en papier qui ont été exposées sur un stand de cartes postales traditionnel et intégrées dans la boutique du village en même temps que les cartes postales habituelles à vendre.

 

 

MATERNITÉ

La serie Maternité deriva de mi descubrimiento de la historia aziliense, implicando el reencuentro con su población. A lo largo de los dos meses de estancia, mantuve varias entrevistas con Madame Soulá, la matrona que asistió junto con el doctor Saint Paul los múltiples partos que tuvieron lugar en este Centro de Salud. A través de ella, pude mantener encuentros con varias de las personas nacidas durante la década de los 50 y principios de los 60 y obtener fotografías personales sobre las que trabajar y reconstruir la historia de este espacio, al tiempo que la participación de los habitantes de una misma generación ha permitido su reencuentro y diálogo a través de este proyecto.

Hoy en día, el centro de salud está siendo rehabilitado, manteniendo intacto el cedro en el que Madame Soulá enterraba las placentas de los partos, entre ellos, múltiples partos gemelares, en una época en la que no se hacían ecografías y que según ella narraba, constituían una auténtica sorpresa. Esta fantástica historia hace más especial este lugar, convirtiéndolo en un espacio lleno de misterio, con sus grandes chimeneas y pasillos camuflados entre las distintas estancias, que esconden un pasado de confrontación, con las guerras de religión y la resistencia francesa de trasfondo.

La série Maternité découle de ma découverte de l’histoire du peuple azilien, impliquant la réunion avec sa population. Pendant les deux mois de mon séjour, j’ai eu plusieurs entretiens avec Madame Soulá, la matrone qui a assisté, avec le Dr Saint Paul, aux naissances multiples qui ont eu lieu dans ce Centre de santé. Grâce à elle, j’ai pu rencontrer plusieurs des personnes nées dans les années 50 et au début des années 60 et obtenir des photographies personnelles sur lesquelles travailler et reconstruire l’histoire de cet espace, tandis que la participation des habitants de la même génération a permis leurs retrouvailles et leur dialogue à travers ce projet.

Aujourd’hui, le centre de santé est en cours de réhabilitation, en gardant intact le cèdre dans lequel Madame Soulá a enterré les placentas des naissances, y compris les naissances gémellaires multiples, à une époque où les échographies n’étaient pas pratiquées et qui, selon elle, ont été une véritable surprise. Cette histoire fantastique rend ce lieu plus spécial, le transformant en un espace plein de mystère, avec ses grandes cheminées et ses couloirs camouflés entre les différentes pièces, qui cachent un passé d’affrontements, avec les guerres de religion et la résistance française en toile de fond.

 

 

ST. LIZIER /VESTIGIOS

ST. LIZIER /VESTIGES

La serie St. Lizier parte de un espacio vinculado temporal y espacialmente con la antigua maternidad de Le Mas d´Azil. Se trata del pabellón de las mujeres en el antiguo hospital psiquiátrico de St. Lizier, que cierra en 1969, mientras que la antigua maternidad cierra en 1965.

El hospital psiquiátrico de St. Lizier comenzó siendo un depósito de mendigos regentado por la congregación de las hermanas de Nevers y posteriormente un hospital psiquiátrico, en todo caso un espacio de aislamiento. Vestigios es una continuación del proyecto comenzado en la estancia en Le Mas d´Azil cuando el pabellón de las mujeres aún conservaba intactos parte de sus espacios que, en la actualidad, forman parte de una residencia hotelera. Esta serie comenzó en 2005 durante la residencia en Caza d´Oro y continuó desarrollándose hasta 2009 a partir del material recogido. Las primeras piezas son una serie de almohadones con impresiones fotográficas, dibujos y textos extraídos del libro La vie au cotidien. Un Asile d´Aliénés. Saint Lizier 1811-969 de André Ortet, que recoge documentos oficiales del funcionamiento interno del hospital, así como testimonios y relatos de la vida en el mismo. Las siluetas rojas, alteran plásticamente la vetustez de las estancias y en los muros se graban textos extraídos de documentos de la época.

La série St. Lizier part d’un espace lié temporellement et spatialement à l’ancienne maternité du Mas d’Azil. Il s’agit du service des femmes de l’ancien hôpital psychiatrique Saint-Lizier, qui a fermé en 1969, tandis que l’ancienne maternité a fermé en 1965.

L’hôpital psychiatrique de Saint-Lizier a commencé comme un entrepôt de mendiants géré par la congrégation des sœurs de Nevers et est devenu plus tard un hôpital psychiatrique, en tout cas un espace d’isolement. Vestiges s’inscrit dans la continuité du projet initié lors du séjour au Mas d’Azil, lorsque le quartier des femmes conservait encore une partie de ses espaces intacts, qui font aujourd’hui partie d’une résidence hôtelière. Cette série a débuté en 2005 lors de la résidence au Caza d’Oro et s’est poursuivie jusqu’en 2009 à partir du matériel collecté. Les premières pièces sont une série de coussins avec des tirages photographiques, des dessins et des textes tirés du livre La vie au cotidien. Un Asile d’Aliénés. Saint Lizier 1811-969 d’André Ortet, qui rassemble des documents officiels sur le fonctionnement interne de l’hôpital, ainsi que des témoignages et des récits de vie. Les silhouettes rouges, altèrent plastiquement l’ancienneté des salles et des textes extraits de documents de l’époque sont gravés sur les murs.

 

La segunda parte de esta serie, desarrollada ya en Asturias, está formada por una serie fotográfica del interior del edificio, la sala de las bañeras y los dormitorios y una serie de lienzos en los que la fotografía y el dibujo se combinan desde una aproximación poética a la fuerte carga histórica del lugar.

La deuxième partie de cette série, déjà développée dans les Asturies, consiste en une série photographique de l’intérieur du bâtiment, de la salle de bain et des chambres et une série de toiles dans lesquelles la photographie et le dessin sont combinés à partir d’une approche poétique de la forte charge historique du lieu.